Nécessitant des connaissances linguistiques importantes, mais aussi une certaine sensibilité littéraire ou rédactionnelle selon le domaine dans lequel vous souhaitez exercer, le métier de traducteur est aussi complexe que passionnant. Un professionnel de la traduction est une sorte de magicien des mots qui arrive à transformer la langue d’un texte tout en préservant son esprit pour qu’il soit autant apprécié dans une langue que dans une autre. Si on ne s’improvise pas traducteur en un jour, comment devenir un bon traducteur ?

Développer une culture linguistique

Dompter une langue étrangère, c’est aussi maîtriser une certaine culture linguistique qui lui est liée. La compréhension d’une langue dans sa globalité est une démarche qui s’applique à toutes les langues et particulièrement à celles qui se ressemblent au sein d’un même groupe. Avoir des connaissances de la langue que vous souhaitez maîtriser c’est alors connaître son histoire, ses liens avec les autres langues de son groupe, mais aussi ses particularités dans les situations de communication orale.

Comprendre l’esprit du texte

Une bonne traduction passe toujours préalablement par une lecture analytique complète du texte. Cette première étape dans le processus de traduction est en effet essentielle à la compréhension de l’esprit et du sens du texte. En ayant justement une culture linguistique, la lecture analytique va permettre de déceler l’esprit d’un texte selon l’époque d’écriture, selon le point de vue du narrateur, mais aussi selon les personnages et les lieux cités dans celui-ci. Grâce à une sensibilité littéraire, un bon traducteur va alors pouvoir préparer sa traduction selon un schéma littéraire comparable à celui de l’auteur du texte. Les questions qu’il se posera pour l’établir pourront être : pourquoi l’auteur a-t-il écrit ce texte ? Qu’a-t-il voulu montrer ? Quel ton a-t-il voulu donner ? Comment a-t-il construit son texte ? Où se trouvent les tournures particulières (jeux de mots, effets de style, vocabulaire technique…) dans le texte ?

L’orthographe, la grammaire et la syntaxe

Ces trois points sont en effet essentiels à la rédaction d’une traduction juste, de qualité et respectueuse de l’esprit d’un texte. Pour éviter les fautes dans ces trois domaines, il est bien évidemment essentiel de savoir traduire, mais aussi de connaître des synonymes et de savoir exprimer les définitions justes et précises de chaque mot employé dans les deux langues. Il est aussi nécessaire de connaître les particularités grammaticales, de bien maîtriser les temps et la syntaxe propres à chaque langue afin d’éviter les fautes, mais aussi afin de se réapproprier le texte et de pouvoir donner un style à celui-ci.

Les pièges à éviter

En ayant préalablement acquis les compétences situées auparavant, il sera possible d’éviter les principaux pièges de la traduction qui sont :

  • Les faux sens : C’est une erreur d’incompréhension du sens d’une expression ou d’un mot qui fait utiliser les mauvais mots dans une traduction.
  • Le contresens : C’est à dire la traduction du sens inverse d’un mot ou d’une phrase qui modifie la valeur et la compréhension d’un texte.
  • Le solécisme : La construction d’une phrase avec une syntaxe inexistante dans la langue de traduction.
  • Le faux ami : La traduction d’un mot par un autre mot ressemblant dans l’autre langue. « Actually » traduit par « Actuellement » alors qu’il veut dire « En fait » est un bon exemple en traduction français-anglais.

Enfin, à moins d’être un traducteur émérite, il sera toujours plus simple et naturel de traduire un texte vers sa langue maternelle et non le contraire. Comme dans toute tâche de rédaction d’un texte, il faut également penser à faire des recherches sur le sujet abordé afin d’avoir des connaissances sur le thème et sur le vocabulaire technique avant de se lancer dans la traduction. Afin de devenir un bon traducteur, il faudra alors que vous soyez une personne organisée, rigoureuse et curieuse !

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