Gabriela Aleman, La mort fredonne un blues Elle était affalée sur le lit, n’ayant pas la moindre intention de se lever, quand elle se souvint des lignes. La veille au soir, elle avait tracé une ligne diagonale sur les quatre lignes verticales, à côté, il y en avait cinq autres ; elle les avait tracées sur le mur, comme on compte les jours en prison. Elle se leva, se dirigea vers

Traduire la poésie requiert une approche mixte jouant principalement sur la sensibilité et l’expérience propre du traducteur. Une confrontation de la perception de l’auteur et de celle du traducteur aide très souvent à enrichir le résultat traduit. Yves Bonnefoy a écrit dans La traduction de la poésie « Les meilleurs poèmes sont ceux que l’on écrit avec les mots que l’on sait le mieux employer pour notre propre vie ».