La traduction religieuse est, et a toujours été un ouvrage délicat, même parfois périlleux, notamment lorsqu’il s’agit d’un texte sacré lié à une religion comme la Bible, le Coran ou la Torah, entre autres.

La traduction religieuse est un exercice pour lequel le traducteur doit faire en sorte de prendre toutes les particularités des textes sacrés en considération pour ne pas entraver le sens du texte vis-à-vis des croyants notamment. Cet exercice qui date de plusieurs siècles, par exemple de 1584, date de la première traduction intégrale de la Bible, est également périlleux à cause des nombreuses traductions précédentes à considérer sans imiter, qui sont parfois quelque peu différentes les unes des autres. Autrefois, les textes sacrés étaient d’ailleurs obligatoirement traduits par des religieux alors que l’on favorise aujourd’hui dans le monde contemporain les solides compétences des traducteurs professionnels.

Les particularités des textes sacrés en traduction religieuse

En dehors des difficultés habituelles en traduction que sont le transfert linguistique et culturel, ou encore les différentes interprétations possibles d’un écrit, la traduction de textes sacrés requiert de prendre plusieurs autres facteurs en considération :

  • Le sens du texte est la première chose à étudier et à prendre en considération afin de comprendre parfaitement l’argument traité par l’auteur que l’on souhaite traduire.
  • La langue originale du texte sacré qui peut être complexe à connaître parfaitement, notamment à cause de son ancienneté ou encore du fait qu’elle soit une langue morte.
  • L’impact et l’influence du texte sur la vie religieuse, sociale et culturelle des individus doivent être pris en considération, car elle représente l’histoire du texte sacré après sa publication qui doit être comprise par le traducteur.
  • Les éventuelles traductions précédentes ou interdites de traduire, qui peuvent orienter le traducteur, mais aussi et surtout les attentes et les réactions des personnes auxquelles s’adresse la traduction ou la retraduction.
  • Les éventuelles contraintes des institutions religieuses qui peuvent vouloir que les textes sacrés n’adoptent pas la langue française commune, mais certains latinismes par exemple.
  • La capacité pour tous de comprendre le texte sacré est primordiale et il faut alors toujours éviter l’asservissement qui conduit à une traduction mot pour mot, mais bien pratiquer l’art de l’approximation malgré les contraintes des textes sacrés pour la bonne compréhension de tous.
  • Le style et les conventions de la religion concernée par le texte doivent enfin être pris en compte afin d’adapter sa plume et son style d’écriture à ceux-là tout en favorisant un style souple, élégant et uniforme.

En somme, il est vrai que la traduction religieuse est une démarche difficile si l’on tient compte du caractère sacré des écrits. Le travail du traducteur n’est également pas facilité par les nombreuses précédentes versions et traductions qui existent généralement des textes religieux mais elles ne doivent pas influencer son travail car le traducteur est lui-même un écrivain à part entière avec son style et sa compréhension. Le traducteur doit prendre connaissance de ces différentes versions et en tenir compte seulement dans le but de ne pas ignorer la place qu’occupe le texte sacré chez les religieux par exemple chez les chrétiens concernant la Bible. Enfin, une traduction religieuse qui tient compte de tous les points énoncés précédemment peut finalement permettre d’avoir une meilleure compréhension du monde religieux, notamment pour les non-croyants qui par la suite amélioreront peut-être leur capacité d’ouverture à certaines croyances ou personnes croyantes.

Pour traduire un texte sacré dans les meilleures conditions possibles et respecter les différents aspects d’une religion par exemple, n’hésitez pas à faire appel à des professionnels de la traduction qui connaissent les facteurs à prendre en considération pour réussir cet exercice de traduction particulier et périlleux.

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